Lettre Ouverte à Clémence Guetté
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Le chaos n’est pas une fête, Clémence Guetté
La violence qui s’est abattue sur Paris et d’autres grandes villes de France, avant et surtout après le match du PSG, n’a rien d’un hasard. Et non, Clémence Guetté, il n’y avait pas de « fête » dans les rues : seulement du vandalisme et de la terreur.
La fête, voyez-vous, est spontanée. Elle naît de la joie, pas de la préparation méthodique. Quand on dispose de suffisamment de mortiers d’artifice pour empêcher, jusqu’à 4 heures du matin, les citoyens paisibles de dormir, c’est qu’on a organisé son action. Quand des hordes de « supporters » présumés terrent les passants chez eux, les privant de sortir par crainte d'être pris dans ces tourbillons de bêtise et de violence, des abris bus détruits pour une vidéo TikTok, des voitures brûlées qui servaient à des travailleurs pour se rendre à leur emploi, ou des feux allumés dans les poubelles sous les immeubles, il n’y a plus de fête.
Il n’y a que le chaos.
Un chaos souhaité, un chaos calculé
Ce chaos, vous l’appelez de vos vœux, vous et votre meute décérébrée. Vous cherchez à prendre par la rue ce que vous n’avez pas obtenu par les urnes. Vous manipulez sciemment ces jeunes abrutis, avinés ou gonflés au protoxyde d’azote. Vous les encouragez en les qualifiant de « petits anges » quand ils commettent des refus d’obtempérer au volant de voitures volées, conduites sans permis parce qu’ils ne sont même pas majeurs. Vous hurlez à « la dictature » quand la police intervient pour stopper la destruction de bornes à incendie — ces mêmes bornes qui, en cas d’incendie, sauvent des vies. Et vous osez parler de « fête » que l’État ne devrait pas « réprimer », alors que vos sbires forcent les citoyens à se barricader, les commerçants à blinder leurs vitrines, et hurlent, ivres de leur propre impunité : « Paris est à nous ! »
L’opportunisme politique, cette lèpre
Certes, vous n’êtes pas la seule, dans votre immonde secte du chaos, à défendre ces marionnettes si naïves qu’on peut leur faire croire que brûler, vandaliser, terroriser, c’est de la « résistance ». Vous n’êtes pas la seule, hélas.
Mais vous, Clémence Guetté, vous allez plus loin : vous exigez du ministre de l’Intérieur qu’il laisse cette violence s’exprimer « librement ».
Le peuple, le vrai — celui des gens paisibles qui ne demandent qu’à vivre tranquillement —, vous vous en moquez. Vous le méprisez. Vous le mettez en danger. Par opportunisme politique. Par irresponsabilité crasse.
Il devrait exister une loi contre ça.
Vous devriez être jugée. Condamnée. Enfermée, si nécessaire, pour empêcher que votre venin ne continue de corrompre.

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